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Salve,

al link qui sotto un mio articolo uscito su Paneacquaculture.net, magazine di arte e culture.

Buona lettura!

Reading Club: cultura digitale a Parigi fra spettacolo e lettura.

Reading Club al Jeu de Paume, Paris

Reading Club al Jeu de Paume, Paris

Immagine

Photo credits: 2013 Guido Mencari http://www.gmencari.com

È l’ultimo giorno dell’anno, di questo 2013. Ringrazio tutti coloro, tutti voi,  che mi avete seguito,  in questi dodici mesi, che sono stati laboriosi, intensi, vivi, in cui sono partita, per trasferirmi a Parigi, mi sono rimessa a studiare, di nuovo, con soddisfazione – sto facendo un dottorato -, ho cambiato case (più di una), panorami, ho trovato nuovi amici, ho espresso desideri – e alcuni si sono avverati -, guardato molto il cielo, pedalato per scoprire la città, iniziato nuove collaborazioni come critica teatrale – con la rivista Hystrio e il web magazine Paneacqua culture -,  tradotto nuovi testi teatrali, continuato con le Tweet_interviste, iniziata la nuova avventura musicale-poetica s_suite con Damiano Meacci, scritto altre piccole_forme.

È con una di queste che voglio farvi i miei auguri, per le ore che rimangono del 2013 e per l’inizio del 2014. Dovunque voi siate, io alzo il calice con voi per un brindisi che duri tutta la notte e ci trasporti con levità nel nuovo anno. Che l’anno riservi  a tutti noi giorni più belli di quello che si sta chiudendo, ça va sans dire…

Con affetto, Simona

Enigma 

Sono inciampata
in un enigma
Guarda, scruta
spia
senza poter vedere
e nella vista oscurata
sente

Allo sguardo abbagliato si offre
giardino delle delizie
Succoso, delicato lo sfioro
oltre lo specchio

Barriera che non scherma

I sensi voluttuosi
cavalcherebbero l’onda
in mareggiata
solcherebbero l’equatore
della sua mente
solo per viaggiare
spostare il baricentro
del proprio sapere
affondare la coscienza
rifondare il sé

Sogni
Sogno
e divento guerriera
impavida
Tra cunicoli
di veli apro varchi

Gli uomini sono crudeli
e alla mensa dividono
carne umana

La mia bocca qui
non si apre se non per
l’incanto di una
parola che traluce
e spazza via

La paura si riavvolge
il sogno si acquieta
Nell’oro della mente
brilli

Sono inciampata nell’enigma

Simona Polvani – dicembre 2008

Bras

bouches

dos

cheveux retenus

culs bandés

vêtements retournés

les pas sur-saccadés

les têtes renversées

Ta barbe

 

À reculons seulement j’ai pu parcourir

le périple du château

Plongeant dans l’odeur capiteuse

du jasmin, je me suis égratignée contre

les pierres

L’esprit heureux enfin

de la parole morte –

Retrouvée dans le noir aveuglant

Moi, dans tous tes sens aspirée

Dans les mains, dans tes mains, empêtrée

Je suis anémone de mer algue corail



– Août 2011-

Simona Polvani / traduction en français par Simona Polvani & Ludovico Greco

 

par SIMONA POLVANI – 26 septembre 2013,  19h00

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Du lundi 11 au vendredi 15 juin 2012, nous nous sommes donné rendez-vous tous les matins avec Silvia Bottiroli sur le réseau social Twitter pour une Tweet_interview en italien, que nous avons relancé en français en deux parties le 15 et le 27 juin. 

Silvia Bottiroli, italienne, est chercheuse en performing arts. Elle est l’auteure de nombreux essais, dont le dernier est Un teatro attraversato dal mondo. Il Théâtre du Soleil oggi (Un théâtre traversé par le monde. Le Théâtre du Soleil aujourd’hui) écrit avec Roberta Gandolfi. Cet ouvrage reparcourt et discute les spectacles créés dans les dix dernières années par l’ensemble cosmopolite du Théâtre du Soleil, dirigé par Ariane Mnouchkine. Depuis novembre 2011, S.Bottiroli est la directrice artistique du Santarcangelo Festival (Emilia Romagna), le plus vivace des festivals consacrés au théâtre de recherche en Italie.
Chaque matin j’ai posé via Twitter deux questions à Silvia Bottiroli qui a répondu pendant la journée. La Tweet_Interview s’est tenue en italien et en français. Notre hashtag était #TwInt.
Voici notre Tweet_interview, dans son intégralité, ici retranscrite comme elle s’est déroulée sur Twitter, jour par jour et Tweet par Tweet.
Bonne lecture!

Silvia Bottiroli

Silvia Bottiroli

15 juin

Simona Polvani ‏
Tweet_interview à Silvia Bottiroli, dir. artistique de Santarcangelo Festival via @SANTARCANGELO_F – On est prete à Twitter ‪#TwInt

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F La Tweet_interview/10 questions /On va Twitter mes premières 4 Quest et les premières 4 réponses de @silviabottiroli ‪#Twint

#01

Simona Polvani
@SANTARCANGELO_F Q1-Quel(s)théâtre(s) t’ont passionnée et poussée à devenir directrice (éditrice)/organisatrice? #TwInt http://pic.twitter.com/Cbu4siuO

Théâtre romain – image en pièce jointe à la Tweet_question Q1

SANTARCANGELO_FEST
@SimonaPolvani R1/1 Les théâtres des collectifs qui créent des lieux et des communautés, qui réécrivent le temps #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R1/2 Les théâtres impossibles qui se font en dehors des théâtres. F #TwInt @menoventi @kinkaleri @Immascar @altrevelocita

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R1/3 Et les festivals à partir de mon premier Santarcangelo en 2001. ‪#TwInt‬ F

#02

Simona Polvani
@SANTARCANGELO_F Q2 – Entre art et organisation/ Quelles sont les caractéristiques d’un bon directeur? #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R2/1 La patience, savoir attendre, l’écoute #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R2/2 La disponibilité à recommencer chaque jour depuis le début #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R2/3 La capacité de penser ce qui ne l’a encore jamais été,@Irit Rogoff à propos la”criticality” bit.ly/rmadsx #TwInt F

#03

Simona Polvani
@SANTARCANGELO_F Q3-MarcoBaliani /Théâtre du Soleil,distances, proximités dans leurs dimensions éthiques-politiques de faire théâtre? #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R3/1 Baliani et le Soleil paraissent très loin: solitude et choralité #Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R3/2 …l’essentialité de la scène et la somptuosité orientale #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R3/3 Et pourtant une idée du théâtre qui raconte l’histoire et le présent, qui se laisse “traverser par le monde” #Twint F

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Un petit hommage au Théâtre du Soleil, autour duquel @silviabottiroli à écrit une monographie ‪#TwInt‬ pic.twitter.com/Iolye4ji

#04

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Q4-Théâtre du Soleil/Comment a évolué son esthétique?Est-ce uniquement un modèle artistique ou également de société? #Twint 

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R4/1 Le Soleil est certainement aussi un modèle de société #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏@SANTARCANGELO_F
@SimonaPolvani R4/2 …fondé sur la responsabilité individuelle et les horizons collectifs #Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R4/3 Il a traversé des esthétiques différentes, par rapport à son époque à la recherche d’un théatre non réaliste @Twint F

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Merci à @silviabottiroli pour ses premières 4R / à plus tard pour les autres 6 Questions et 6 Réponses / #Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani Merci à toi et à tous les amis de #TwInt

27 juin

Simona Polvani ‏
Tweet_interview à Silvia Bottiroli via @SANTARCANGELO_F /On a eu une petite pause, on va maintenant la terminer /7 Questions&Réponses #TwInt

#05

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Q5-Tendances/ Dans la scène contemporaine et future, combien de théâtre, de performance et de performance théâtrale?#Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R5/1 Mais quelle est véritablement la différence entre théâtre et performance? #TwInt

SANTARCANGELO_FEST
@SimonaPolvani R5/2 Cela a t’il du sens de faire une différence nette? #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R5/3 Le théâtre vivant continue à s’interroger sur son propre statut, réinvente formes narratives… #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R5/4 … et façons d’habiter la scène http://bit.ly/LDzrZW #TwInt – F

#06

Simona Polvani
@SANTARCANGELO_F Q6-Quels sont les principaux effets du numérique sur le langage artistique&le système théâtral? #Twint http://pic.twitter.com/pNAtKU0h

Digital word, image en pièce jointe à la Tweet_question Q6

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R6/1 Certes avec le numérique le système théâtral a beaucoup changé, la manière de travailler… #TwInt

SANTARCANGELO_FEST
@SimonaPolvani R6/2 …de programmer le spectacle et de se regalerà dans le miroir. #TwInt http://pic.twitter.com/8fWZOj4S

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R6/3 Chaque technologie ouvre aussi des possibilités de langage,que la scène est en train d’utiliser avec intelligence #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R6/4 je pense au théâtre qui dialogue avec sa propre disparition… #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R6/5 …à un certain cinéma en 3D qui incorpore la scène dans l’écran #TwInt – F

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Pour Technologies et théâtre/ Q5 et Q6, une image du passé, Prune Flat de Robert Whitman #Twint http://pic.twitter.com/6VklJrWA

Prune Flat (1965), performance, by Robert Whitman

#07

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Q7- Direction et co-direction/Quel est l’avantage à travailler en équipe plutôt que tout seul? #Twint http://pic.twitter.com/UzjpgJM4

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R7/1 La mise en discussion permanente. La pratique quotidienne de travailler aussi pour un autre. #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R7/2 La cohabitation avec l’inattendu. La force du désaccord, du conflit aussi. #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R7/3 Qui est la puissance de remettre tout en discussion. #TwInt – F

#08

Simona Polvani ‏
Q8- @SANTARCANGELO_F 12 -Programme articulé, intense et dense/ Comment programme-t-on à l’époque de la crise? #Twint http://pic.twitter.com/4LF869Fl

Affiche Santarcangelo 12, photo en pièce jointe à la Tweet_question Q8

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R8 – On se lève tôt le matin, on va dans les champs et on demande de l’aide à la terre. #TwInt – F

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Merci @silviabottiroli / Je relance avec les champs #TwInt http://pic.twitter.com/fL6h2jhh

#09

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Q9-Les places, lieux politiques,sont à nouveau révolutionnaires. Quelle est la perspective du Théâtre sur une place? #Twint 

SANTARCANGELO_FEST ‏@SANTARCANGELO_F
@SimonaPolvani R9 – C’est la perspective d’un théâtre qui est dans l’espace qui appartient à tout le monde, un espace pas médiat #TwiInt – F

#10

Simona Polvani ‏
Q10 – @SANTARCANGELO_F a 5 projets sur John Cage, notamment Valdoca,Giomi/Quel est le sens aujourd’hui de son expérience artistique? #Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R10 – Une grande liberté et le sens de la scène comme espace vivant #TwInt #sant12 – F

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Juste un souvenir de Cage par John Cage même http://www.youtube.com/watch?v=pcHnL7 … ‪#Twint

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F J’ai une 11éme question, si c’est possible..‪#Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani Mais oui avec plaisir! ‪#TwInt

#11

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Q11- Associations Libres/ Fragilité, communauté, intimité, air public, obscurité, rouge #Twint

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R11/1 Vulnérabilité par rapport à l’humain et au politique… #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani R11/2 – …et conscience des contradictions et des implications affreuses du beau #TwInt – F

Simona Polvani ‏
Merci beaucoup à @silviabottiroli pour cette Tweet_interview et good lucky pour le festival @SANTARCANGELO_F qui va bientôt commencer #Twint

Simona Polvani ‏
@SANTARCANGELO_F Merci beaucoup aussi à tous les followers qui nous ont suivi @cotteretchris @sylensi @AntoinePickels #TwInt

SANTARCANGELO_FEST ‏
@SimonaPolvani @silviabottiroli Merci à toi et à tous les followers. à bientôt #TwInt

ONISIO FURIOSO

di Laurent Gaudé

traduzione di Simona Polvani

 

 

Cover della pièce "Onysos le furieux " pubblicata in Francia
Cover della pièce “Onysos le furieux ” pubblicata in Francia

Onìsio Furioso (Onysos le furieux) è il secondo testo teatrale di Laurent Gaudé, pubblicato nel 2000 e messo in scena lo stesso anno da Yannis Kokkos.

Un uomo è seduto sulla banchina di una metropolitana, a New York. È vecchio. Vestito di stracci. È Onìsio, uomo e dio. Prende la parola e scioglie il racconto della sua vita. È un’epopea antica. Dalla nascita sui monti Zagros fino alla conquista di Babilonia, dalla fuga in Egitto all’arrivo nella città di Ilio dove decide di morire al fianco dei Troiani racconta una lunga successione di pianti e grida di piacere, lacrime, orge e incendi. In una notte, su una banchina anonima, Oniso l’accattone, dal viso di fango, Oniso l’assetato fa sentire di nuovo la sua voce e ricorda agli uomini che ancora esiste.

Laurent Gaudé inizia con questo monologo teatrale la sua esplorazione del mito, tagliando la carne viva dell’immaginario con parole affilate e impetuose. L’intimo così si scopre, fragile e vivo.

La traduzione ha beneficiato di una borsa di traduzione da parte dell’Association Beaumarchais/SACD (Francia).

Il testo è stato presentato in anteprima italiana in forma di mise en espace per la regia di Giancarlo Cauteruccio, con Fulvio Cauteruccio, Compagnia Krypton, al Teatro Studio di Scandicci il 21 aprile 2012 nell’ambito della rassegna “Face à Face Parole di Francia per scene d’Italia 2012”.

Onysos le furieux, regia di Nicolas Guépin, con Stéphan Meynet
“Onysos le furieux”, regia di Nicolas Guépin, con Stéphan Meynet

 

L’inizio della pièce

Non hai bisogno di un pretesto per venire a sederti accanto a me, sedie sono pubbliche e nessuno può pretendere di aver riservato proprio il posto che desideri tu.
Quindi non romperti la testa per formulare una falsa domanda, e chiedimi una sigaretta o l’ora solo se hai davvero bisogno di fumare o di sapere che ora è.
Siediti.
Ti domandi cosa ci faccia qui, sul binario di questa metro.
I convogli passano senza che io vi salga.
Ogni quattro o cinque minuti, centinaia di persone scendono dai vagoni e io non ne chiamo nessuna, non cerco con gli occhi nessuno.
E tu lo sai poiché mi guardi da tanto tempo.
Il mio viso è nero,
Sono sporco e rugoso.
Ho le labbra secche, così secche che se tutto a un tratto scoppiassi a ridere, si spaccherebbero e probabilmente del sangue sprizzerebbe fuori.
Ti domandi cosa attendo, chi sono.
Lascia che guardi a mia volta da vicino, prendendomi tutto il tempo, cosa può essere il volto di un uomo oggi.
Non aver paura,
Sono solo un vegliardo.
I miei occhi sono fragili per aver scrutato l’oscurità troppo a lungo, e questa strana luce blu del neon che lampeggia mi brucia l’iride.
Lascia che ti contempli, che veda se l’uomo è cambiato.
Non c’è più il fango
E sei pallido,
Così pallido che penserei di poter affondare un dito nella tua guancia e bucarne la superficie. Questa luce elettrica non scurisce la pelle come il sole?
Ora ti preoccupi e ti chiedi cosa possa davvero volere il vecchio…lo so…lo so…non guardarmi così. Vorresti fare una domanda, forse parecchie, ma non puoi.
Il mio volto e la mia voce ti fanno paura?
Ti ripugna la vecchiaia della mia pelle?
Non ti preoccupare, ringiovanirò.
Lascia passare tutta quella gente,
Lascia.
Nessuno fa attenzione a noi.
Ti domandi cosa sono e perché questa voce, che ascolti da qualche minuto e sulle prime era aspra e stridula, adesso ti incanti con una dolcezza che non ti spieghi.
Non ti preoccupare, compagno, ti racconterò tutto.
Finalmente ho trovato la città a cui appartengo.
Prima sono nato, poi ho errato alla ricerca di un posto a mia dimensione e solo adesso l’ho trovato, molto tempo dopo, quasi sul punto di morire.
Ma adesso lo so, e posso dire che sono nato per New York.
Ti racconterò tutto, compagno.
E ascolta bene perché sotto questo fascio di luce azzurrata, stai per sentire la storia di Onìsio furioso.
E dimentica quei grappoli di uomini e donne che si riversano sul binario, quelle orde di annegati
non ci disturberanno.
Onìsio parla.
Non vedi come sono già ringiovanito e quante rughe in meno conta il mio viso?
Sento il corpo che si riscalda, i muscoli sono più sodi,
Potrei denudarmi e vedresti che il mio corpo non è più quello di un vegliardo.
Potrei già quasi atterrarti nella lotta.
Ma prima lasciami parlare e non mi interrompere se le parole mi vengono lentamente, perché non ho parlato da così tanto che le labbra sono anchilosate per le migliaia di anni di silenzio.

CANTO I

Mi è difficile ricordare la mia terra natale.
Perché siamo qui in una città di luci dove i marciapiedi di bitume sono cosparsi di immondizia, di lattine di birra e carte sporche,
Dove gli uomini si accalcano a migliaia, dove le auto dalla mattina alla sera ruggiscono paraurti contro paraurti tra lo stridio di pneumatici impotenti
Quando laggiù, non c’era che un pugno di uomini e donne.
Mi è difficile ricordare quel villaggio perché il tempo è passato.
Ho fatto un sonno di parecchi secoli, una strizzatina di palpebre, appena, e New York è nata.
Tutti questi gran girasoli di vetro sono usciti dalla terra e hanno sprofondato il mio villaggio nel fondo della storia.
Sono nato a Tepe Sarab.
Tepe Sarab, compagno, dove gli uomini vivono in capanne di terra seccata, non più alte di un cavallo.
Sono nato a notte fonda e gli uomini del villaggio hanno dovuto accendere delle fiaccole per andare a vedere la testa di quel pezzettino di carne rossa che ansimando Ino aveva espulso fuori di sé. Ricordo la mia vischiosità mischiata al suo sudore.
Mi ricordo.
La mia memoria risale così lontano e posso ancora parlare delle casette di Tepe Sarab, nascoste tra le asperità dei monti Zagros.
Sono colui che non è nato da una donna.
Certo Ino mi ha tenuto nel ventre e Ino ha spinto perché uscissi tra le sue cosce,
Però mio padre è il signore degli dei e non occorreva una donna perché fossi proiettato nella polvere dei monti Zagros.
Di quelle prime ore, conservo dentro di me il ricordo del viso di Ino, spossata e livida.
Tepe Sarab,
Un piccolo villaggio circondato da muli e corvi.
Qualche capra salta di roccia in roccia e sale su dirupi inaccessibili agli uomini.
Talvolta, una si storce una zampa e rotola nel burrone,
Caduta d’aquila tra lo spavento ovino.
Varie settimane dopo la ritroviamo lacerata dalle rocce, puzza di morte e fa girare i corvi.
Talvolta scoppia una guerra.
Quattro o cinque uomini si armano di pietre e forconi e vanno a distruggere i tuguri del villaggio più vicino.
Chiamano quella una guerra.
Ino, in un’ultima contrazione febbrile, mi ha espulso sotto le stelle dei monti Zagros. C’è stata una grande festa.
A notte fonda, a Tepe Sarab, hanno fatto un rogo.
Gli uomini suonano della musica e le donne danzano.
Ino e Atamante sono ubriachi
La giovane madre si è rimessa.
Il sudore delle contrazioni si è asciugato in fretta.

Sono passate appena due ore, ma lei già non ci pensa più.
Vuole gioire e danzare e Atamante, il padre di carne, vuole bere e urlare.
Il grande falò, in mezzo al villaggio, illumina le facce di un bagliore di follia.
Il ritmo dei tamburi si mescola alle grida delle donne.
Vedo corpi impennarsi e fremere,
Vedo donne urlare di piacere e uomini rotolarsi nella polvere, e la polvere gli si incolla alla pelle tanto sono sudati.
C’è un gruppo di uomini che non danza.
Nessuno sa da dove sono venuti.
Qui non si conoscono.
Ma quelli di Tepe Sarab sono troppo ubriachi per preoccuparsi per quella presenza sconveniente, a notte fonda, nel profondo dei monti Zagros.
Loro non danzano, né bevono.
Non parlano con nessuno e nessuno di loro ha neppure guardato i corpi delle donne ondeggiare dal desiderio.
Forse non sono uomini e forse quelle grazie non li toccano?
Loro guardano il neonato.
Li vedo a qualche passo da me.
Uno di loro si alza e viene a porgermi un balocco di legno.
Devo ridere tra le fasce.
Nessuno vede che un uomo si è alzato e parla al neonato.
Si danza.
Ipnotismo dei tamburi.
Mi circondano adesso, sono cinque, forse sei, non so.
Mi circondano e nella mia infinita piccolezza capisco che non sono di Tepe Sarab, che non sono qui per danzare e bere e che, persino, forse, non sono uomini.
Uno di loro tira fuori un coltello da pastore.
Lo vedo chinarsi su di me e sento la lama aprirmi la gola.
Ma non è finita.
Ridono adesso, mi hanno ucciso.
Sulle fasce che Ino aveva gentilmente disposto attorno al mio corpicino, grandi macchie di sangue disegnano un violento mappamondo.
Non ho gridato, ma hanno fatto bene a cominciare con lo sgozzarmi perché se in seguito avessi potuto cacciare urla di dolore, avrei coperto il chiasso dei tamburi e fatto correre lungo la colonna vertebrale delle donne lunghi brividi di stupore.
Sento ancora le loro mani afferrare i miei arti.
Non sono più grande di un coniglio, ma non so correre.
Mi afferrano e tirano ognuna delle mie estremità.
La carne si squarcia e le ossa si rompono.
Una gamba, un braccio, una gamba, un braccio.
Sono un pezzettino di carne smembrato e sanguinolento.
I miei arti di lattante giacciono a qualche metro dal mio tronco, tra l’erba secca dei monti Zagros. Ma non è finita.
Gli uomini che non erano di Tepe Sarab non avevano danzato, né mangiato né bevuto.
E volevano, compiuto il lavoro, far festa a loro volta.
Allora hanno raccolto i pezzi di carne, li hanno fatti bollire in un paiolo di rame.
Li hanno lasciati cuocere a fuoco lento e ridendo hanno trangugiato lo stufato di neonato.
Sgozzato, squarciato e smembrato, il piccolo Onìsio è nato.
Ma gli imbecilli, nella loro pazzia, si sono dimenticati il cuore.

E a partire dal cuore, mio padre, perché è il signore degli dei, perché ha sentito le grida che non ho cacciato,
Con le sue mani di argilla mi ha fatto rinascere.
Non dormo di notte.
Se chiudo gli occhi, le stelle della notte di Tepe Sarab e i tamburi sincopati all’improvviso ricompaiono.
E le braccia, le gambe, le articolazioni e i muscoli mi tirano da ogni parte e si lacerano ancora.
Non dormo di notte perché ancora non mi sono vendicato degli uomini.
Ho lasciato per sempre Tepe Sarab.
Sono nudo e vivo come una belva, lontano dagli uomini che temo, nell’ombra opprimente delle montagne Zagros.
Ho errato da Behistun a Hamadan, ho errato fino a Tepe Giyan, prendendo in odio quei villaggi dove si danza.
La notte è il mio furore.
Nessuno ancora trema quando viene evocato il mio nome, perché nessuno, ancora, mi ha dato un nome.
Sono il lupo, il leone, l’orso e lo sciacallo.
Mi cimento in ogni ruggito.
Artigli mi spuntano sulla punta delle dita, ho i capelli arruffati.
Imparo a correre, affinché nessun uomo possa mai più afferrarmi.
Imparo a correre di notte tra Hamadan e Tepe Giyan, e le mie caviglie non si storcono mai, in nessuna delle anfrattuosità della roccia.
Vado più lontano della più selvatica delle capre.
Corro giù per i pendii di pietraie nella notte più buia, senza mai cadere, senza mai inciampare.
Sono nudo.
Le felci che attraverso in tromba mi eccitano la pelle con migliaia di piccole incisioni.
Ma questi graffi non intaccano le mie forze né rallentano la corsa.
Imparo a essere furioso e inafferrabile.
Ormai mi chiamo Onìsio ed è questo nome che imporrò agli uomini.
Sono il leone chiomato dei monti Zagros.
Sono nato, nato morto.
Solo, in mezzo alle felci e alle pietre, prendo forza per i miei combattimenti futuri.
Solo, nella notte mesopotamica, caccio i primi ululati di giaguaro che fanno fuggire gli animali e tremare le labbra delle donne.

Estratto dal testo inedito Onìsio Furioso di Laurent Gaudé, traduzione di Simona Polvani, depositato presso la SIAE (Italia) e la SACD (Francia).

Per ulteriori informazioni o se foste interessati a leggere il testo integrale: simona.polvani@gmail.com

Video di presentazione dello spettacolo Onysos le furieux, regia di Fanny Poulain, con Alexandre Loquet (France)

Video dello spettacolo Onysos The Wild,  di Laurent Gaudé, traduzione di Adrian Penketh and Dominique Chevalier, regia di Severine Ruset, con Chris Porter (Inghilterra).

Parte I 

Parte II

 

LA TIGRE BLU DELL’EUFRATE

di Laurent Gaudé

 

traduzione di Simona Polvani

 

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La tigre blu dell’Eufrate è il quinto testo teatrale di Laurent Gaudé.

Pubblicato in Francia nel 2002, è un monologo epico, che coglie le ultime ore di vita di Alessandro Magno, in un faccia a faccia estremo con il dio dei Morti, di cui si appresta a violare il Regno, con la stessa desiderio insaziabile di conquista, che altri non è che il desiderio di conoscere e “sentire”, che ha dominato tutta la sua esistenza. La tigre blu dell’Eufrate, animale dal manto di pietre preziose, è un miraggio da inseguire, la ragione di vita, il senso del mai compiuto.

Laurent Gaudé costruisce così una parabola in cui gli elementi storici attraverso il racconto si trasfigurano in mito.

Image

La traduzione ha beneficiato di una Borsa di traduzione dell’Ambasciata di Francia.

Il testo è stato presentato in anteprima italiana in lettura scenica a cura di Gloria Paris con Bruno Fleury al Festival Quartieri dell’Arte 2003, e sempre in lettura scenica a cura di Beno Mazzone,  con Gabriele Calindri e André Marcon, nell’ambito della prima edizione della rassegna “Face à Face Parole di Francia per scene d’Italia 2007″, al Teatro Libero di Palermo.

"Le tigre bleu de l'Euphrate", regia di Thierry Roisin, con Frédéric Leidgens, produzione La Comédie de Béthune - Centre dramatique National Nord-Pas de Calais.
“Le tigre bleu de l’Euphrate”, regia di Thierry Roisin, con Frédéric Leidgens, produzione La Comédie de Béthune – Centre dramatique National Nord-Pas de Calais.

 

L’inizio della pièce

 

I

Silenzio.

Cosa avete da battere i piedi così, impazienti, commentando ogni mio gesto, scrutandomi i lineamenti del viso nel più minuto particolare, frugando persino nelle mie feci per leggervi qualche presagio?

Sì, muoio.

Sì, presto sarò atterrato.

Ve lo dico.

Non c’è bisogno di spiare i miei spasmi, di contare la frequenza dei miei accessi di tosse.

Muoio.

E chiedo solo un po’ di silenzio.

Vi sento.

Vi ascolto parlare senza tregua dell’evoluzione della malattia,

E il brusio, che tenue nasce tra le lenzuola del mio letto, senza tregua cresce nei corridoi del palazzo,

Esce dalla porta grande e si riversa come un fiume di fango nei vicoli della città.

È un’ombra enorme che copre il cielo del mio impero.

È un’ombra che dice che il re è malato e sta per morire.

Non avete bisogno di nascondervi per parlarne.

Lo so meglio di chiunque altro.

Muoio di fame, di sete e di desiderio.

Mi sentite, voi tutti che volete conoscere l’esatta natura del mio male,

Voi tutti che scommettete sul numero dei giorni che mi resta da vivere,

Voi che bisbigliate nei corridoi e vegliate sulla mia malattia con la stessa attenzione della nutrice per la carrozzina,

È di fame che sto per morire.

Chi tra voi può capirlo?

Lasciatemi.

Non mi toccate.

Non circondatemi più con le vostre cure,

Non voglio sentire né i vostri unguenti né i vostri mormorii.

Lasciate questa camera.

Che non entri più nessuno.

Che escano, le donne di cui volete circondarmi,

Le serve che assistono il mio corpo malato, che vanno e vengono nelle loro tuniche di lino bianco, a testa bassa, cambiando le lenzuola e pulendo il mio corpo.

Che escano le mie trecentosessantasei spose

Che avete fatto entrare una a una perché mi dicano addio,

Corteo interminabile di labbra carnose e falsa compassione.

Escano,

Le ho fatte mie all’epoca del mio splendore.

Volevo una donna al giorno

Per non vivere mai due volte con lo stesso viso sotto gli occhi.

Ma non sono più quello che ero.

Diteglielo.

Che nessuno venga più a baciarmi la mano.

Che nessuno venga più a tentare su di me nuovi rimedi per darmi sollievo.

Che sia sigillata la porta

Lasciatemi in pace.

Ho un invitato d’eccezione

E voglio essere tutto per lui.

Fuori.

Ho chiuso con il mondo.

Fuori,

Fuori!

Ecco.

Adesso siamo soli, tu ed io.

Guardo la tua ombra che si disegna sul muro,

La tua ombra che cresce.

So che è il volto del dio del basso, che è qui, sul muro bianco del mio palazzo di marmo.

Il volto dei morti nel caldo dell’estate babilonese

Ancora però non riesco a distinguere i tuoi lineamenti.

Non ho paura,

Puoi ingrandirti a tuo piacimento,

Riempire la mia camera intera,

Ti invito.

Sii mio ospite,

Avvicinati,

Avvicinati, so chi sei.

Sto per morire.

Presto starà a te invitarmi nel tuo palazzo.

Mi domanderai il nome dall’alto del tuo trono di quarzo,

Poi, senza dire niente, peserai la mia vita, come hai pesato quella di miliardi d’altri uomini prima di me,

E ciò non durerà né più né meno.

Io non voglio essere giudicato con l’auna della tua bilancia comune.

Io voglio di più.

Vieni,

Avvicinati.

Ti chiedi cosa desideri

E perché parli.

Ti chiedi come mai io ti veda e per quale miracolo tu mi senta.

È la prima volta, non è vero, che senti la voce di un uomo?

E questo ti lascia interdetto.

Ti lasci cullare dalla musica delle mie frasi,

Segui il mio pensiero

E questo dialogo nuovo con un uomo ti spaventa e ti incanta al tempo stesso.

Dall’inizio del mondo, quelli che vengono a te sono muti,

Ombre impaurite che camminano a testa bassa.

Tu le squadri con lo sguardo

e le porti nel Limbo.

Mai nessuno di loro pronunciò una parola.

Però è che da te non venne mai un uomo.

Erano solo cadaveri,

Corpi vuoti nei quali soffiava il vento.

Oggi tu vieni in questa camera per rapirmi come hai rapito tutti gli altri

Ma io ti parlo, tu mi senti

E resti qui, preso dallo spavento.

Non aver paura,

E avvicinati ancora.

Ti vedo male.

Una forma indistinta sui muri bianchi della camera.

Sarò paziente.

Il tuo volto finirà per delinearsi.

Guarda questo piccolo cofanetto d’oro che porto al collo.

È il mio tesoro più prezioso.

Guarda, non contiene nient’altro che poche foglie di piante seccate.

Vedi?

Lo apro davanti a te.

Sottili foglie seccate impilate le une sulle altre.

Ne porto una alle labbra e la mastico piano.

Sono foglie di morte,

Sconosciute ai mortali.

Le ho custodite su di me per tutti questi anni in previsione di questo momento.

Le mastico con lentezza

E questo sapore non ha uguali.

È grazie ad esse che io ti vedo e tu mi senti.

Sono le foglie della via di mezzo.

Le mastico ed è come non essere più vivo del tutto.

Le mastico e affronto ora la mia ultima conquista, il mio ultimo combattimento.

Alessandro è colui che vedrà la morte da vivo.

Ti racconterò ciò che fui

E tu berrai ogni mia parola,

sperando persino che non muoia troppo in fretta.

Sì, Alessandro farà impallidire il dio dei morti,

per lo stupore prima,

per l’estasi poi.

Estratto dal testo inedito La tigre blu dell’Eufrate di Laurent Gaudé, traduzione di Simona Polvani, depositato presso la SIAE (Italia) e la SACD (Francia).

Per ulteriori informazioni o se foste interessati a leggere il testo integrale: simona.polvani@gmail.com

 

di SIMONA POLVANI, mercoledì 7 luglio 2013, ore 02.54

Tweet_intervista F&A - 3 ottobre

Tweet_intervista F&A – 3 ottobre

Dal lunedì 1 al venerdì 5 ottobre, 2012, ogni mattina ci siamo dati appuntamento con Fanny & Alexander sul social network Twitter per una Tweet_intervista.

Luigi De Angelis, regista, scenografo, grafico, filmmaker, light e sound designer (suo maestro Luigi Ceccarelli), assemblatore musicale e performer, e Chiara Lagani, drammaturga, scrittrice, studiosa del linguaggio, costumista e attrice – i fondatori della bottega d’arte Fanny & Alexander a Ravenna nel 1992 – si sono alternati nelle risposte alle due domande che ogni giorno ho posto loro. Il nostro hashtag era #Twint.

Ne è nata un’intervista ricca di suggestioni, enigmatica, dalla parola sintetica e complessa, divertente, a tratti mirabolante, imprendibile, tra citazioni di opere d’arte, reinterpretazioni nabokoviane, paesaggi desertici e elettronici, anarebus e premi per i “twitterers”.

Per chi non avesse potuto seguirla su Twitter, oppure volesse rileggerla, ecco qui la nostra Tweet_intervista in versione integrale, trascritta così come si è svolta su Twitter, giorno per giorno e Tweet per Tweet.

Buona lettura!

1 ottobre

#01

Simona Polvani
@fannyalex_info Tweet_intervista a Fanny & Alexander- Dal 1 al 5 ottobre / 10 domande in 5 giorni, due al dì/ Stiamo per iniziare #Twist

Simona Polvani
@fannyalex_info D1-Genesi/Quando e sotto quale spinta Chiara Lagani&Luigi De Angelis hanno creato Fanny & Alexander, bottega d’arte? #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R01/1 A 16 anni per amor del Gioco, sotto la spinta del suo grande ardore.

Fanny & Alexander
@SimonaPolvani R01/2 Nel #Gioco il #giocatore… “Smettila di dire giocatore! O sei tu o sono io.” Dice Van, nostro alias, in #Ada o ardore.

#02

Simona Polvani
@fannyalex_info D2- Genesi 2 / Fanny & Alexander, film #Bergman: quale immaginario ha prodotto in voi per “adottarne” il nome? #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R02/1 Nel film Fanny è bionda, incantevole, piena di stupore. Alexander selvatico, geniale, pieno di furore… #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R02/2 … #Fanny e Alexander sono 2. Bambini. Il loro mondo pieno di mistero: magico, terribile, splendore. #Twist

Fanny & Alexander ‏‪
‪@SimonaPolvani R02/3 ‪http://youtu.be/ApLWNgsLo2A  F ‪#Twint

Simona Polvani
@fannyalex_info Grazie per le risposte alle prime due domande del nostro primo giorno di Tweet_intervista. 🙂 A domani! #Twint

Luigi De Angelis @SimonaPolvani Grazie a te! A domani! #Twint

2 ottobre

#03

Simona Polvani
@fannyalex_info D3-Ogni vostro progetto si compone di più tappe in varie forme e anni:come interagisce il tempo con le forme create? #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R3/1-Amiamo l’immagine della spirale. Da un centro si percorre un cerchio, ma sempre più in profondità.

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R3/2 Massimo Conti di #Kinkaleri un giorno ci ha detto che siamo delle talpe. Il tempo permette di raccogliere le scorie.

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R3/3-Si è come dei molluschi, si lavora attorno a un granello di polvere, in vista di una perla. Si aspettano le onde.

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R3/4 Louise Bourgeois #Twint http://yfrog.com/odlasppj

Tweet R3/4 Louise Bourgeois

Tweet R3/4 Louise Bourgeois

#04

Simona Polvani
@fannyalex_info D4-Come si sviluppa il processo di scrittura drammaturgica, quanto prima e quanto in prova?Improvvisazione in scena? #Twint

Fanny & Alexander
@SimonaPolvani
R4/1-Ogni spettacolo, ogni forma chiama il suo processo di scrittura. Non c’è un metodo predeterminato. #Twint

Fanny & Alexander
@SimonaPolvani R4/2-Si tratta di una tessitura, connettere dei fili tra loro, annodarli, catturare. Scrivere=essere un ragno/madre. #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R4/3-Louise Bourgeois, Mère. http://yfrog.com/eszptchj

Tweet R4/3 - Mère, Louise Bourgeois

Tweet R4/3 – Mère, Louise Bourgeois

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R4/4 La scrittura avviene soprattutto durante le prove ma anche istante per istante nello spettacolo, come in West. #Twint

Fanny & Alexander ‏
@SimonaPolvani R4/5-Scrivere istante per istante. West con #francescamazza : http://www.youtube.com/watch?v=n1u-0Q9NA-0 …

    3 ottobre

    #05

    Simona Polvani ‏
    @fannyalex_info D5 Multimedialità/ #Ambienti_sonori/ Qual’è il tuo concetto di musica e suono in rapporto al teatro? #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R5/1 il #suono è matrice dell’ #immagine, fonda l’idea di #spazio, del #testo, delle sue epifanie drammaturgiche. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R5/2 (Nel teatro) I #suoni se ne stanno nella #musica per rendersi conto del #silenzio che li separa. #John #Cage #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R5/ 3 #Suono #Luce #Colore. Si adoperano luci e colori come parole di una lingua che nessuno più conosce” #Landolfi. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R5/4 Fanny&Alexander “+/-, SOTTO” http://www.youtube.com/watch?v=KLKpakl4n98&feature=plcp … #Luigi #Ceccarelli #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R5/5 Fanny&Alexander “+/-, SOPRA” http://www.youtube.com/watch?v=JnuTgcw7PDs&feature=plcp … #Mirto #Baliani #Twint F

    #06

    Simona Polvani
    @fannyalex_info D6 Multimedialità /Proiezioni:l’immagine video come si iscrive a livello poetico-estetico nella drammaturgia scenica? #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R6/1 Il #video tra le molte cose apre finestre narrative, psichiche, spaziali in uno spazio che così si trasforma. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R6/2 Il video costruisce la natura fantasmatica di un personaggio.#Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R6/3 Il #video si fa porta enigmatica, #3D, ipnotizza, crea presenze ologrammatiche, dipinge, fa a brani la #Memoria. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R6/4 Fanny&Alexander #VillaVenus http://www.youtube.com/watch?v=hU8alRZUHHs&feature=plcp … #ZapruderfilmmakersGroup #Twint F

    Simona Polvani ‏
    @fannyalex_info Merci x risposte R5 e R6,ero presa nella visione dei video. #Landolfi, #Attori&Lettori http://urly.it/1hg7  #Twint A Domani!

    4 ottobre

    #07

    Simona Polvani
    @fannyalex_info D7 WEST e altro #Eterodirezione: Su cosa si fonda? #Attore #marionetta o #recitazione #collaborativa? #Twint @TempoRealeFI

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/1 – Si fonda sull’ #architettura delle #scelte. #Twint

    Fanny & Alexander
    R7/2 – @SimonaPolvani @temporealefi E’ possibile far rinunciare a un’ #attrice o a un #attore alla loro #volontà #riflessiva?

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/3 – Un #architettura delle #scelte è un sistema che si basa sulla spinta gentile o #nudge. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/4 – Se mettiamo una finta #mosca in un #orinatoio le fuoriuscite di #urina diminuiscono dell’80%. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/5 – #Persuasione occulta #Twint http://yfrog.com/nvuqgjzj

    Tweet R7/5 - Persuasione occulta

    Tweet R7/5 – Persuasione occulta

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/6 – Nell’#architettura delle #scelte il #dispositivo ci induce a scegliere in una precisa direzione. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/7 – L’ #attrice #eterodiretta si abbandona agli input esterni e alle scelte dell’ #istinto. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/8 – All’#Istante 2 complici somministrano i testi e i gesti all’attrice che li reinterpreta. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/9 – “Il coro delle petulanti voci amiche” lo definì #FrancoQuadri –http://www.fannyalexander.org/archivio/archivio.it/essays_west.htm#

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/10 – Si attiva una #memoria animale. Francesca Mazza parla di una #vertigine simile alla #trance.

    Fanny & Alexander ‏@fannyalex_info 4 Ott
    @SimonaPolvani @temporealefi R7/11 – Fotografia di #enricofedrigoli, #francescamazza http://www.fannyalexander.org/archivio/gallery/west05.jpg …

    Tweet R7/11 - Francesca Mazza in West - Foto di Enrico Fedrigoli

    Tweet R7/11 – Francesca Mazza in West – Foto di Enrico Fedrigoli

    #08

    Simona Polvani ‏
    @fannyalex_info D8 T.E.L #Lawrence_d_Arabia #fallimento del #teatro.Come nasce il parallelismo e si traduce nel dispositivo_scenico? #Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8 /1 – #Utopia del #teatro. L’utopia abita un orizzonte fallimentare. Quel che conta è la tensione verso! #Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/2 – Un’#attrice e un’#attore tentano un #dialogo satellitare, ognuno di fronte al proprio #deserto. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R8/3 – Il #deserto è un tavolo preparato, un’invenzione di #temporealefi. #Twint Foto #enricofedrigoli http://www.fannyalexander.org/archivio/gallery/tel27.jpg 

    Chiara Lagani in T.E.L. - Foto di Enrico Fedrigoli

    Tweet R8/3 – Chiara Lagani in T.E.L. – Foto di Enrico Fedrigoli

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/4 – Lo scrittore @TaharLamri ci ha detto: nel deserto sembra che non ci sia niente, invece c’è tutto. http://yfrog.com/esybyfqj

    Tweet R8/8 - Il deserto

    Tweet R8/4 – Il deserto

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/5 – Toccare questo tavolo significa captare tutti i suoni della #rivolta, proiettarsi nella bruma del #deserto. #Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/6 – Da questa bruma giungono le #Idee e le voci dell’#Altro a km di distanza.

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/7 – Si tende a lui o a lei così come lo spettatore è teso verso la #scena. Non potrà mai raggiungerla. #Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R8/8 – Mirto Baliani ha composto l’orizzonte musicale di questo dialogo impossibile. http://www.fannyalexander.org/archivio/archivio.it/telvinile_home.htm …

    5 ottobre

    #09

    Simona Polvani
    @fannyalex_info D9 Pubblico, spettatore o attore?Quale esperienza gli propongono le vostre creazioni artistiche? #Twint pic.twitter.com/29jgXthz

    Dorothy. Sconcerto per Oz - Foto di Marco Caselli Nirmal

    Tweet D9 – Dorothy. Sconcerto per Oz – Foto di Marco Caselli Nirmal

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R9/1 Lo #spettatore è al centro di uno spazio irto di domande. Lo stesso tra #attore e #opera, #artista e #spettatore. #Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R9/2 Chiamiamo questo spazio #mistero. pic.twitter.com/7tkWM2Ln

    Tweet R9/2 - Mistero

    Tweet R9/2 – Mistero

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R9/3 Talvolta esso ha preso la forma di un #rebus. #ZapruderfilmmakersGroup #Twint pic.twitter.com/k3fAsECS

    Tweet R9/3

    Tweet R9/3 – Ada, cronaca famiiare – Rebus

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R9/4 Talvolta del sentiero spiraliforme di un #viaggio. #O/Z #Twint pic.twitter.com/esqJSilK

    Tweet R9/4 - Il viaggio

    Tweet R9/4 – Il viaggio

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R9/5 Oppure si è chiamato #nostalgia.#Twint pic.twitter.com/HZeomrlN

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R9/6 Una volta è divenuto #alfabeto di lingue impossibili eppure familiari. #Twint pic.twitter.com/qYEep4Ej

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani R9/7 #Dispositivo. #Mappa. #Pavimento sonoro. #Enigma. Reiterata domanda di fanciullo.#Twint pic.twitter.com/fgplaJML

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R9/8 Comunque lo si chiami esso è là. È questo spazio ampio che fonda sempre il fatto profondo che chiamiamo #teatro. F

    #10

    Simona Polvani
    @fannyalex_info D10 #Progetto_Discorsi /Retorica. Come può il discorso diventare dialogo tra individuo/comunità? #Twint pic.twitter.com/zFaUoUN5

    La Scuola di Atene di Raffaello Sanzio

    La Scuola di Atene di Raffaello Sanzio

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R10/1 Quando è che un gruppo attorno a un individuo che pronuncia un #discorso si chiama #pubblico? Quando #comunità? #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R10/2 #Discorso è pratica di corrispondenza, luogo “comune”, misterioso e pulsante, vitale, dura e aperta domanda? #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R10/3 Sarà gesto, incontro, colore, scoria, nome, indizio, regola o comportamento? #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R10/4 La risposta a queste domande è la nostra tensione dei prossimi anni. #Twint F

    #11

    Simona Polvani ‏
    @fannyalex_info D11 C’è traccia sonora o #rebus che volete lasciare alla nostra #Tweet_intervista? #Twint @Tamburo_Kattrin @RobertoRinaldi1

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R11/1 “Lascito” di F&A per Tweet-intervista: si indice qui un concorso a premi per #twitterers. Seguono #istruzioni. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R11/2 #Anarebus: è un #rebus la cui #soluzione si ottiene anagrammando le parole secondo il #diagramma numerico dato. #Twint

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R11/3 #ashtags: #tradimento, #media, #spettatore, #sogno, #T.E.L., #attivo, #passivo, #lettere. #Twint pic.twitter.com/I2Fr9L6S

    Tweet R11/3: Anarebus

    Tweet R11/3 – Anarebus

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R11/4 Premio per il #solutore dell’ #anarebus: #vinile con musiche di #T.E.L di #Mirtobaliani. #Twint pic.twitter.com/B7UTHYeT

    Fanny & Alexander ‏
    @SimonaPolvani R11/5 Con la risposta (@fannyalex_info e @SimonaPolvani) fornire anche un indirizzo postale. Grazie a tutti e a presto! F&A F

    Simona Polvani ‏ ‪
    @fannyalex_info Come dicono qui in Paris, “c’est génial”!Un lascito che è una meraviglia! Grazie di 3> x questo e x Tweet_intervista ‪#Twint

    Fanny & Alexander
    @SimonaPolvani grazie a te! A presto!

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    Attenzione
    Attenzione
    Attenzione
    Attenzione

    Attenzione!

Lo so, caro blog e cari Amici. Sembra che ti/vi abbia abbandonati. E in effetti i post si sono rarefatti, negli ultimi mesi, assumendo lo stesso ritmo delle piogge nel deserto. Mi sono trasferita a Parigi e Parigi, con il nuovo percorso di studi – sempre, ancora, teatro e traduzione, comunque – mi ha presa in ostaggio. Una prigionia dolce e feconda. Tuttavia mi mancate e presto tornerò, per il mio piacere almeno, a postare qualcosa di più succulento di questo “I’m here again”.

À bientôt!

Vostra, Simona

IL MENDICANTE DI MORTE

di Gao Xingjian

traduzione di Simona Polvani

Gao Xingjian, inchiostro di china
Gao Xingjian, inchiostro di china

Il mendicante di morte scritto nel 2000, è un monologo a due voci ambientato in un museo di arte contemporanea, diventato una trappola, una gabbia. Nella notte, di fronte alle opere d’arte più disparate, si dipana un pensiero critico sulla società moderna, l’arte, la vita e la morte, tra impennate di sarcasmo e violenza e improvvise immagini dal lirismo evanescente.

Il testo ha avuto una prima mise en espace nel 2001 a cura di François Rancillac nell’ambito della Settimana della SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) allo Studio de la Comédie-Française a Parigi.
È stato messo in scena in prima mondiale nel 2003 in Francia, nell’ambito de “L’Anno Gao a Marsiglia”, al Théâtre du Gymnase, con la co-regia dell’autore e di Romain Bonnin.


L’inizio delle pièce

PERSONAGGI E SCENA

PARLATORE A, di età avanzata, nervoso
PARLATORE B, molto vecchio, burlone

Recitano lo stesso personaggio,personaggio, indossano lo stesso vestito nero. È preferibile che adottino una recitazione pronunciata, nella quale i loro sguardi non si incrocino mai. Anche se a volte le parole assumono la forma di un dialogo, si tratta sempre, in realtà, di un monologo, ma discontinuo, intervallato e in questo modo vivificato. Tuttavia, ciò non impedisce ai due parlatori di osservarsi l’un l’altro. In scena, alcuni oggetti e una figura femminile, che può essere un manichino in plastica o un calco in gesso.
Il testo teatrale può essere messo in scena sia in un teatro che in un museo. In quest’ultimo caso, gli spettatori seguiranno un itinerario, guidati dai due parlatori.

PARLATORE A Oh! C’è qualcuno? Oh, Oh!
Nessuno. Nessuno ti sente.Neppure il custode? Mi può aprire la porta? Signore, per favore! Perfetto, siamo rinchiusi in un luogo pubblico, chiuso però come uno scatolone, un museo di arte moderna, anzi, diciamo contemporanea.Niente scherzi! Non può rinchiudere un visitatore, ma è incredibile! Si va a giro come se si fosse per strada, abbiamo un’oretta buona per cambiare treno, senza sapere nel frattempo cosa fare, lasciamo la stazione seguendo il viale, la porta è spalancata, entriamo, pronti a pagare, ma la cassiera è assente… E ti ritrovi bell’e rinchiuso. Strana storia, no? Però non ha nulla d’interessante. (Ad alta voce) Signor custode! Un visitatore è rinchiuso nel museo, assieme ai vostri preziosi oggetti d’arte, non le fa nessun effetto?

 
Alza la testa.

Sotto la sua alta sorveglianza, attraverso molteplici telecamere, non vede uno sconosciuto, in grado di mettere in pericolo i vostri tesori? E tutto il vostro sistema antifurto non funziona più? Oppure tutte queste cose in realtà non valgono niente, hanno solo una funzione dissuasiva, ovvero decorativa? Lo deve comunque lasciar uscire un essere vivente dal suo blocco di conservazione! Non hotempo per divertirmi, devo prendere il treno, è l’ora, e del resto, secondo l’orario indicato all’entrata rimane ancora qualche minuto prima della chiusura, non avete nemmeno il diritto di chiudere così presto visto che siete un’istituzione pubblica finanziata con le nostre tasse. Inoltre, dovreste avere senso civico, al di là del vostro gusto estetico. Anche se potete mettere qualsiasi cosa in questo luogo, non avete alcun diritto di imprigionarvi i visitatori, qualunque sia il pretesto, che si tratti di una qualsivoglia nuova arte, o di anti-arte o di non-arte, o di qualunque cosa concettuale o virtuale che sia. Signor soprintendente, lei non può introdurre persone nel suo programma senza il loro consenso. No, non è possibile, anche se non mi oppongo a questo genere di giochi, faccia ciò che vuole, non mi concerne, però mi ha fatto perdere il treno, mi ha causato delle vere grane, e mi ha profondamente angosciato! Le dico, signor soprintendente, se il vostro sistema di sorveglianza funziona ancora, stia a guardare, sto per spaccare le bacheche e rompere le porte per tirarmi fuori dalla sua prigione, culturale o artistica che sia, nei miei confronti non solo ha già costituito una violenza spirituale, ma per di più attenta alla mia libertà personale! Se si ostina a tenermi prigioniero, declino ogni responsabilità!
 
Silenzio.

Se ne sono andati tutti, ma avrebbero prima dovuto percorrere tutte queste sale per assicurarsi che non ci fosse più nessuno. È ovvio che di solito non ci sono quasi visitatori, a parte per i cocktail dei vernissage.Che lavoro!
 
Una breve pausa. Ascolta.

Si direbbe che piova ancora. Se non fosse per ripararsi dalla pioggia, chi entrerebbe in questo posto scialbo e vuoto?

Grida.

Che cazzo! Mi fa innervosire!
 
Silenzio.

Nessun rumore. Ed è isolato così bene che non si riesce a provocare la minima eco. Questo isolamento così ben concepito e garantito è davvero spaventoso, peggio del deserto!

Un momento di silenzio.

Che fare, allora? Aspettare fino a domani l’ora di apertura perché qualcuno ti trovi, e venga chiamata la polizia per continuare a romperti le palle? Chiamarla anzi tu stesso? Ma ti ci vorrebbe un cellulare, quell’aggeggio che trovavi così irritante è assolutamente indispensabile quando si è presi in ostaggio.

Un momento di silenzio.

Dovresti trovare un segnale d’allarme, oppure una bombola di gas per accendere un fuoco, affinché il fumo faccia scattare il sensore sul soffitto. Ma come potrai spiegare che non sei né uno scassinatore né un incendiario? Considerato che ti sei introdotto senza biglietto, diranno! E chi potrà testimoniare che non avevi alcuna intenzione malevola? Altrimenti dovrai passare la notte qui,
docilmente, come un bravo bambino, assieme a questi rottami e rifiuti che si dicono arte, un autentico deposito di immondizia, e che grane ti procurerai!

Colpisce un oggetto esposto.

Potresti approfittare di questo spazio per divertirti, se almeno ci fosse qualcosa con cui distrarsi: parlare ad alta voce a nessuno, sfidare il vuoto, mentre osservi come l’arte falsamente contemporanea diventi questo: una cosa qualsiasi!

Colpisce di nuovo.

Esaminerai, anzi, diagnosticherai questa epidemia prima di essere contaminato dalla stessa follia. E passerai tutta la notte senza dormire, senza sapere se domani sarai ancora normale, con la mente ancora limpida. Chissà?

Fa una pausa.

Se il museo è chiuso definitivamente, in seguito a una cattiva manutenzione, o a causa di penuria di fondi da sperperare, oppure solo temporaneamente per lavori, in questo caso, già sotto il loro controllo, farai la fine di una mosca intrappolata in una vetrina, diventerai un esemplare essiccato, e il tuo scheletro, esposto, potrà completare la loro collezione.
 
Ride, mentre colpisce più volte un’installazione.

Che piacere essere esposti, e che fortuna essere stati scelti! Ti spiavano da dietro la cassa,  ti hanno lasciato entrare senza pagare, come uno scroccone, e hop! Ti hanno catturato, senza che potessi protestare. Ed eccoti qui, si potrebbe dire un tizio esposto gratis. Accanto a orinatoi di ogni sorta, americani e asiatici, a questi ready-made di ogni dimensione, dal frigorifero nuovissimo fino all’assemblaggio e al collage di vecchi gingilli, dalle cicche raccolte alle carte igieniche usate, a condizione che non puzzino, come anche a tutte queste lordure, forse disinfettate, e adibite ad altro uso, tutte messe in mostra e presentate, manca solo l’essere vivente.E perché no?

Dà ancora bruscamente qualche colpo.

Visto che tutti questi rifiuti, vera e propria spazzatura, sono entrati nel museo, sono stati catalogati, discussi nei termini più sofisticati, il misero uomo, la creatura più sudicia, più infernale, non ha anche lui il diritto di entrarci? Di sicuro e a buon diritto avrai il tuo posto qui!

Applaude.

E sei proprio tu, il tipo capitato qui!
 
Ride.

L’esposizione di un essere umano, che idea geniale! Sotto ogni aspetto, sia dal punto di vista antropologico che antropomorfico, tutto sarà registrato a livello digitale su CD-ROM e ne parlerà tutta la stampa.

Si è entusiasmato e colpisce sempre più forte.

Tutto a un tratto, i mass media ti renderanno universalmente noto, come un giocatore di calcio, e per di più, ti sarai risparmiato tanti anni di duro allenamento sui campi sportivi e di innumerevoli prove di gara, lontano dalla preoccupazione di romperti un arto, come in un turbinio affascinante, simile a un aquilone, sarai portato alle stelle per poi lasciarti cadere negli annali dell’arte, se chi ha ideato questo progetto otterrà un budget pubblicitario sufficientemente elevato per lanciarti così in alto e iscriverti nella futura storia dell’arte come il primo rappresentante esposto di specie umana.

Una pausa. Riprende le forze mentre respira profondamente.

E neanche tu puoi sottrarti al narcisismo proprio di ognuno. Una volta così onorato di essere stato scelto, apprezzato come un’opera d’arte, proprio tu, in quanto archetipo, sarai commentato, analizzato e sminuzzato, come una creazione perfetta, degna di discorsi più eloquenti degli oggetti esposti in precedenza.
 
È un po’ stanco, accenna una pausa.

Ciò nondimeno sei inevitabilmente in ritardo, sai bene che ai giorni nostri conta chi lascia per primo la propria impronta, poco importa cosa faccia, persino se si tratti solo di un gesto ridicolo, come masturbarsi davanti a una macchina da presa, o saltare da una finestra che si affaccia su un viale davanti a degli spettatori. Ovviamente, non è per suicidarsi, ma per compiere una performance ricadendo su un lenzuolo piacevolmente teso, per scriverla poi nella documentazioneartistica, e chi è in ritardo, per distinguersi, fa tabula rasa!

Getta una grossa palla per terra, creando un effetto sonoro di oggetti che cadono.

Abbasso i predecessori! E tutte le anticaglie! Ecco realizzata una rivoluzione dell’arte! Fare piazza pulita di tutti quelli che precedono è la regola assoluta, tanto nella politica quanto nell’arte, e la legge della rivoluzione fa la storia come al bowling, chi fa cadere vince!
 
Prende un’altra palla e la getta, creando un effetto ancora più sonoro.

Capite, per farsi notare, prima bisogna abbattere! Per distinguersi, prima calpestare, schiacciare, sradicare, espugnare, bruciare, eliminare fino a far scomparire, più o meno sterminare! La storia è fatta di violenza e sangue, mentre la storia dell’arte, molto più innocua, dà solo la caccia ai vecchi maestri per lasciare il posto ai giovani leoni, proprio come al gioco del tiro con la carabina al luna park, il padre insegna al figlio a sparare perché un giorno il figlio uccida il padre per diventare il capo. E abbattere Dio per sostituirsi al demiurgo, non è la stessa cosa?

Fa cadere qualcosa con un rumore fortissimo.

Visto che Dio è morto, ci si affretta a prenderne il posto, o almeno a identificarsi con suo figlio che sfortunatamente è unico, perciò tanti Gesù Cristi opprimono il nostro povero pianeta. E dato che il Figlio di Dio è nato per compiere una missione, e che il mondo è già stato creato e creato male, dal momento che tutti ne soffrono, un salvatore è ineluttabilmente necessario. Tanto più che l’uomo è destinato a penare sulla terra, da vivo, e se non è per ritrovarsi con l’incarico di salvare il popolo, sarà per salvare la propria anima. Ecco la fortuna umana, ma il problema è proprio qui: hai davvero un’anima? Chi può saperlo? Ah, misericordia, bodhisattva!
 
Scoppia in un riso sfrenato.

Dici cazzate, ma è proprio ciò che hai da dire!

Ride convulsamente.

Ti fai un happening, mostri quel briciolo di intelligenza che hai, ma la risposta a chi la chiedi?

Smette di ridere.

Rifiuti di essere esposto come un oggetto, mentre ti esponi per mostrare la tua identità, la tua creatività, ora, il vero problema è sapere se ne hai una.

Resta immobile.

Ammettiamo che tu ne abbia una. Ti credi chi sa chi, pur sapendo che non puoi crederti Dio. Allora ti metterai a filosofare, nel momento in cui comincerai a pensare, esisterai. In questo caso hai bisogno di trovare delle parole, materia prima di ogni pensiero, e siccome per l’appunto le parole ti mancano, basterà che tu ricorra ai giochi di parole.Dovrai trovare un artificio, come uno spago, per infilare le briciole di parole che hai appena raccolto qua e là, in frasi, concetti, teorie, prima di integrarle in una ideologia o di trasformale in utopia o in illusione. Eppure, essere pensatori, non è così facile, come tanti altri devi imbrogliare, mentre per riconfortarti fai finta di pensare, neppure per ingannare con cattiveria le persone, ma semplicemente per soddisfare il tuo ego col cervello. In fondo al cuore ti manca qualcosa, senza che tu sappia se si tratti della vita vera o dell’amore. Comunque, anche tu soffri… Altrimenti non ti esporresti così, come un ratto sconvolto che non
trova più la tana, o come un gatto in gabbia, arrabbiato di non poter uscire! Se una bestia intrappolata in un vicolo cieco si ribella, cosa dire dell’essere umano, questa specie miserabile, così nervoso e capriccioso, geloso e vanitoso e incurabilmente insaziabile! In questo caso, abbatte, lacera, sputa, devasta tutto ciò che non può avere, prima di essere distrutto da altri.
 
Trascinato dalla rabbia, diventa furioso.

Esplodi proclamando il Giudizio Universale: poiché persino Dio è morto, l’artista, che ha posto fine all’arte, morirà a sua volta! È questo ciò che vuol vedere, signor soprintendente? Questo gioco è talmente ridicolo! Se ha bisogno di animare il museo, sarebbe meglio chiuderlo per sempre, poiché l’arte è morta. Signor soprintendente, per quanto abbia costruito questo museo per porre fine all’arte, sappia che era già morta prima che lei ne assumesse la responsabilità. Quando l’artista si credeva un demiurgo proclamando la morte di Dio, l’arte era già in agonia. E il suo museo, che in realtà è solo un mausoleo, dovrebbe piuttosto trasformarlo in supermercato, del resto lo ha già fatto, ma anche questa è un’idea superata. Il problema è che il supermercato, ossia il suo museo, è quanto mai kitsch, quanto mai facile, quanto mai mediocre, del resto, per niente necessario alle masse che lei ha la pretesa di servire, mentre serve solo a lei. Per quanto lei provochi il pubblico, questo se ne sbatte. Se una provocazione c’è, è proprio nell’essersene sbattuti degli artisti per lasciare il posto al bricolage. L’arte è morta, davvero, l’arte nel suo museo è davvero morta, signor soprintendente, non è lei ad averla fatta appassire, inaridire, perire, no, affatto, lei deve porre fine alla rivoluzione dell’arte affinché i nomi dei rivoluzionari siano scolpiti su pietre tombali. Oh, che gloria, per gli assassini dell’arte!

Il Parlatore B appare di fronte al Parlatore A, mentre il Parlatore A, che rimane muto, mostra al pubblico solo le spalle.

PARLATORE B L’hai finito il tuo manifesto, il tuo blablà? Non sei stanco? La tua protesta, il tuo furore e il tuo rancore, a cosa servono? Sei solo un visitatore di passaggio, attraverso i cancelli, a quest’ora della notte, al chiaro di luna. Sei bloccato qui come un prigioniero. La tua fortuna sarebbe stata tutt’altra, se non avessi perso il treno. Eppoi, avresti agito diversamente. Ognuno ha il proprio destino, ma ogni cosa è fatta da una scelta, da una competenza e allo stesso tempo dal caso, in fin dei conti tutto è condizionato. Può darsi che il caso vero non esista, se non in un incidente d’auto, nella caduta di un aereo, in una bomba che ti piomba addosso, in uno sparo alla cieca, chissà? Ciò nondimeno la morte è inevitabile, è sicuro! Ti attende questa fine, definitiva e irrimediabile, ecco il tuo destino, malgrado tutto ciò che avrai fatto e ciò che avrai fallito, non le sfuggirai!

Parlatore B ride.

Estratto dal testo pubblicato nel volume “Teatro. Il sonnambulo, Il mendicante di morte, Ballata notturna”  di Gao Xingjian, traduzione e cura di Simona Polvani, postfazione di Antonietta Sanna (ETS Edizioni, 2011) e depositato presso la SIAE (Italia) e la SACD (Francia)

Cover del volume “Teatro” di Gao Xingjian

IL SONNAMBULO

di Gao Xingjian

traduzione di Simona Polvani

Gao Xingjian, L'allucinazione, 1983, inchiostro di china
Gao Xingjian, L’allucinazione, 1983, inchiostro di china

Gao Xingjian scrive il testo teatrale Il sonnambulo nel 1993.

L’inizio delle pièce

PERSONAGGI
Nello scompartimento del treno:
UN VIAGGIATORE
UN VECCHIO BARBUTO
UN RAGAZZO
UNA RAGAZZA
UN SIGNORE
IL CONTROLLORE
Nelle scene dell’incubo:
IL SONNAMBULO
IL SENZATETTO
IL NOTTAMBULO
LA PROSTITUTA
L’UOMO
L’UOMO SENZA VOLTO
Gli stessi attori interpretano i due ruoli nel rispettivo ordine.

1.
Scompartimento di treno illuminato dall’interno. Su ciascun lato tre poltrone rosse una di fronte all’altra. Sulla porta a vetri la scritta rossa «Non fumatori» è stata visibilmente grattata. A destra, un viaggiatore seduto vicino al finestrino con la tenda tirata; il secondo posto è libero; un vecchio barbuto, seduto nel terzo posto, rolla una sigaretta. A sinistra, una ragazza è stesa sulle poltrone, coperta con un cappotto, con la schiena rivolta verso gli altri. Un ragazzo si appoggia alla porta. Rumore di vibrazione del treno in corsa. Entra il controllore.

IL CONTROLLORE   Buonasera. I biglietti, prego!
IL RAGAZZO (sorridendo)   Mi hanno fregato il portafoglio.
IL CONTROLLORE   Con il biglietto?
IL RAGAZZO   Mi hanno rubato i soldi e le valigie in stazione. Che stronzata! Non c’era più tempo di…Parto per una gara, una gara internazionale.
IL CONTROLLORE   È uno sportivo?
IL GIOVANE   Sportivissimo! Faccio vela. Un cosa maledettamente cara, no? Per fortuna, ho uno sponsor, che paga sempre tutto. (Sorride)
IL CONTROLLORE   Non ha neanche i documenti?
IL RAGAZZO Sì. (Tira fuori un foglio)   Ho fatto denuncia alla polizia della stazione. (Il controllore prende il foglio e annota qualche riga su un taccuino) Jean –trattino – Claire F-a-b-i-e-n – trattino – M-a-le-r-o. Nome un po’ strano, no?
IL CONTROLLORE (rivolgendosi al vecchio barbuto) Signore, il biglietto, prego.
IL VECCHIO (continuando a rollare il tabacco, senza alzare la testa)  Sorry, I have not.
IL CONTROLLORE Non ha neanche soldi, suppongo?
IL VECCHIO No, no money.
IL CONTROLLORE Dove è salito? Dove è diretto?
IL VECCHIO (articolando con un accento strano) Sono uno
straniero volontario.
IL CONTROLLORE Do you speak english?
IL VECCHIO A little.
IL CONTROLLORE Well, where are you going?
IL VECCHIO Maastricht.
IL CONTROLLORE This train don’t go to Maastricht. Do you understand?
IL VECCHIO O.K.
IL CONTROLLORE Do you have a passeport?
IL VECCHIO Yes. (Si fruga in tasca e tira fuori un passaporto)
IL CONTROLLORE (guardando il passaporto) Abita a Parigi?
IL VECCHIO My brother lives in Paris.
IL CONTROLLORE Non è il suo passaporto, allora?
IL VECCHIO Why?
IL CONTROLLORE Non ha un recapito? Un domicilio fisso?
Niente?

Il vecchio lo guarda senza fiatare. Il controllore prende
qualche appunto e gli restituisce il passaporto.

IL CONTROLLORE (al viaggiatore)   Signore, prego. (Il viaggiatore gli dà il biglietto) Si trova in prima classe, è un biglietto di seconda.
IL VIAGGIATORE   Dov’è la seconda?
IL CONTROLLORE Si trova su un Trans Europe Express che non ha la seconda classe.
IL VIAGGIATORE   Ma non c’è indicato niente sul vagone, vede!
IL CONTROLLORE   Tutto ciò che è rosso, tappeti e poltrone rosse, indica la classe. Avrebbe dovuto prendere un treno prima, o il successivo, due ore e quindici minuti più tardi.  Deve pagare un supplemento. (Calcola) Duecentocinquanta franchi, per favore. (Il viaggiatore paga) Grazie. …Signora, prego!

La ragazza trova un biglietto nella borsa e glielo dà.
IL CONTROLLORE   Signora, il suo biglietto è scaduto.
LA RAGAZZA   Oh, mi scusi!
IL CONTROLLORE   Non ne ha un altro?
LA RAGAZZA   Sì, certo.
Si alza, prende cappotto e borsa, esce dallo scompartimento. Il controllore la segue. La ragazza si fruga nelle tasche del cappotto. Il ragazzo strizza l’occhio al viaggiatore e occupa il posto di fronte. Tira fuori un pacchetto di sigarette e fuma.
LA RAGAZZA È davvero strano… Non so come mai, non lo trovo più…
IL CONTROLLORE Le capita spesso?
LA RAGAZZA Veramente no. Forse… (Tira su il fondo del cappotto e mostra la gamba)
IL CONTROLLORE Eh… Beh (Le restituisce il biglietto) Buona fortuna, Signora!
Esce. La donna rientra nello scomportimento.
IL RAGAZZO (alzandosi) Mi scusi. Il suo posto…

Lei non risponde, riprende il suo posto vicino al finestrino. Si avvolge nel cappotto.
IL RAGAZZO (sedendosi accanto a lei, al viaggiatore) Lei ha comprato un biglietto, e le hanno fatto pagare una multa! (Gli mostra un pacchetto di banconote nascosto sotto la camicia e gli sorride) Pizzicano solo chi è in regola: buffo, no? Dovrebbe giocarci con quelli lì, solo questi trucchi funzionano.

Il viaggiatore ricambia il sorriso, poi prende un libro.

IL RAGAZZO (voltandosi verso la donna) Va in vacanza, mi pare? Oppure ha un appuntamento? Una visita importante? Dove va? Viene da lontano, no? Sbaglio? Oh, mi scusi. L’ho irritata? Una
semplice domanda, così, giusto per curiosità.
Un signore, che indossa soprabito e cappello, passa davanti alla porta, guarda l’insegna «Non fumatori» grattata e entra nello scompartimento. Si siede vicino alla porta, tira fuori un sigaro. Il ragazzo gli porge l’accendino.
IL SIGNORE Grazie. In tutto il treno, ho trovato solo questo angolino per fumare! È normale? (Si accende il sigaro e restituisce l’accendino al ragazzo). C’è un vagone letto, un vagone ristorante; c’è un menù, vino, formaggi, ogni servizio per non fumatori. Ma i fumatori, quelli, a quanto pare non hanno il diritto di viaggiare comodamente. Bel modo di concepire le cose!

Nessuno gli risponde. La donna spegne la lampada di fianco e chiude gli occhi. Il viaggiatore, tranquillamente sprofondato sul sedile, si è messo a leggere. La luce si affievolisce lentamente, mentre il rumore del treno diventa sempre più forte. Ognuno sonnecchia. Buio progressivo nello
scompartimento.

UNA VOCE (quella del sonnambulo nell’oscurità) Di notte, una pioggia fine che si infiltra dovunque. In questa città, eternamente inquinata dal gas e dal rumore delle automobili, non sai da quando,
né dada quando,né quanto tempo non hai più sentito la freschezza della pioggia. Passeggi per la strada, tutto il tuo corpo è bagnato dall’aria fresca. È fresca davvero? Non ti riguarda. Comunque, nessuna automobile, nessun passante. Nessuno ti disturba e non hai bisogno di cedere il passo. Nessun «Buongiorno», nessuno«Scusi». Ti risparmi tutte queste formule di cortesia, vuote di significato, e spesso così fastidiose. Sei stufo di questa vita che non hai davvero vissuto. In ogni caso, non hai ancora mai passeggiato con tanto piacere, in mezzo alla strada, senza urtare nessuno, senza rischiare incidenti.

La scena si illumina lentamente. Un angolo dell’incrocio in penombra, con un unico lampione che diffonde una luce molto fioca. Tempo nebbioso. Vestito con una lunga camicia, il sonnambulo, con le gambe nude, indossa un paio di scarpe pesanti con i lacci sciolti.

IL SONNAMBULO Ascolti i tuoi passi, il respiro, inspiri a pieni polmoni, profondamente… Solo i piedi hai al caldo, ma questo calore ti procura un dolce benessere. Certo, le tue scarpe sono un po’ pesanti, ma molto robuste. Assumi un’andatura grave, vai dove vuoi,  del tutto a tuo agio, senza
precipitarti né preoccuparti. (Cammina incrociando i passi) Non hai niente da fare, liberato dalle preoccupazioni quotidiane che ognuno si sforza di crearsi, come se tutti i problemi fossero svaniti, come se la vita tutto a un tratto non avesse più alcuno scopo. In ogni caso, qui, tu non hai più uno scopo preciso… (Riflette) né problemi particolari. Essere finalmente un uomo senza problemi… Ti chiedi se si tratti della felicità. E, alla fin fine, non puoi fare a meno di sentirti felice.  Tutti si tormentano, tranne tu che non hai angosce. Vorresti fare una dichiarazione solenne… ma la strada è deserta. Quindi, ti proclami, giusto per te, l’unico uomo senza problemi in questa città immensa! Accelera il passo, misura il selciato a grandi passi, zoppicando, e alla fine cade su delle scatole di cartone ammucchiate sul marcipiede, dall’altra parte della strada.
IL SENZATETTO Che cos’è? (Tira fuori la testa da una scatola di cartone) Chi sei?

Estratto dal testo pubblicato nel volume “Teatro. Il sonnambulo, Il mendicante di morte, Ballata notturna”  di Gao Xingjian, traduzione e cura di Simona Polvani, postfazione di Antonietta Sanna (ETS Edizioni, 2011) e depositato presso la SIAE (Italia) e la SACD (Francia)

Cover del volume “Teatro” di Gao Xingjian