Agli Champs-de-Mars
Mi piace stare
Su quella panca di pietra
Mutilata
È senza metà
Come me
Il corvo mi parla
Dall’erba
Fuggendomi
Con gli occhi rapaci
Ma salta
E non vola
Testo: Simona Polvani, Parigi, 22 ottobre 2015
Immagine: Patrick J. Adams
Agli Champs-de-Mars
Mi piace stare
Su quella panca di pietra
Mutilata
È senza metà
Come me
Il corvo mi parla
Dall’erba
Fuggendomi
Con gli occhi rapaci
Ma salta
E non vola
Testo: Simona Polvani, Parigi, 22 ottobre 2015
Immagine: Patrick J. Adams

Si schiudono i nidi
Di uccelli immaginari
Subito aprono
Le ali
Sono ora
Sopra la mia testa
Ora
Sopra l’oceano grosso
Di lacrime
Striato di scie
Di speranze tenute
Con i denti
Vola senza pena
Gonfio di salmastro
Tu, unica meraviglia,
Da additare per il bimbo
In traversata
Testo: Simona Polvani, Agliana, 20 settembre 2015
Immagine: Horizon. 2014 © Guido Mencari www.gmencari.com
Chers tous / Cari tutti,
je parteciperai à la performance / parteciperò alla performance
PASSAGE – UNE MARCHE RALENTIE
Performance collective avec les élèves de cours de Butō de Laura Oriol.
Performeurs: Anna Gaïotti, Marlène Hélois, Aurélie Ruby, Simona Polvani, Sali El Jam, Mounia Belahcene, Rasha Zeid, Husain Alghajar, Rema Ahalnbwany, Issa Alissa
16h, samedi 31 octobre 2015
Le pont bleu, rue Riquet 18e / 19e arrondissement (celui qui traverse le chemin de fer de la Gare de l’Est), Paris
Durée : 2h environ
« Marcher lentement, simplement. Juste marcher. Réapprendre à marcher, à sentir chaque pas, son pied qui se déroule. Nous marchons pour retrouver nos appuis sur ce chemin, notre appui sur cette terre. Notre vie est un passage au travers de ce monde. Nous quittons peut-être tous un jour notre famille, notre pays, nos amours et enfin, notre corps. Où allons nous de ce pas? Comment accepter que nous sommes seulement de passage ? Comment ne pas résister au temps qui passe? Et quelle sera ma trace? La lenteur de la marche contribue à la renaissance du corps, nous revenons à notre corps qui est par habitude ignoré, abandonné. Il y a quelque chose de l’espace qui change, nous entrons dans une intemporalité. Un espace interne vient s’ouvrir, des mémoires profondes qui surgissent. Nous passons, comme nos ancêtres sont passés pour nous laisser place, comme nous laisserons place aux nouvelles générations, qui marcheront dans l’empreinte de nos mémoires ». (Laura Oriol)
Image: Photo de la performance ‘Yield’ de Angela Newsham Redwood Vos) et Laura Oriol – Juillet 2014. Photographe: Jérôme Gaussein — a La Défense
Salve!
Mi piace iniziare il 2015 con la condivisione di un bellissimo “documento” video, l’intervista realizzata da Andrea Porcheddu a Romeo Castellucci in occasione dell’assegnazione al regista del Leone d’oro alla carriera durante la Biennale Teatro 2013.
Un pozzo di immagini, di riflessioni sul teatro e l’arte, attraverso la poesia come azione, la ricerca di bellezza, il rapporto alla parola, gli animali, lo spettatore e il palcoscenico ultimo, l’attore….
Buona visione!
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Bonjour!
J’aime beaucoup commencer le 2015 par le partage de ce très beau “document” vidéo, l’entretien réalisé par Andrea Porcheddu avec Romeo Castellucci, à l’occasion de la remise du Leone d’Oro à la carrière au metteur en scène italien pendant la Biennale Teatro 2013.
Un puis d’images, des réflexions autour du théâtre et de l’art, par la poésie en tant qu’action, la recherche de beauté, le rapport à la parole, les animaux, le spectateur et le dernier plateau, l’acteur..
[Parigi. Dalla mia finestra ad oblò, al settimo piano. La distesa degli Champs de Mars. La Tour Eiffel, la punta avvolta nella nebbia.]
Le foglie degli alberi, mosse dal vento,
sono farfalle gialle
fuori stagione.
Palpito d’ali che non divorerà il cielo.
[Paris. Depuis ma fenêtre à hublot, au septième étage. L’étendue des Champs de Mars. La Tour Eiffel, la pointe enveloppée pas la brume.]
Les feuilles des arbres, agitées par le vent,
sont des papillons jaunes
hors saison,
frémissement d’ailes qui ne dévorera pas le ciel.
Parigi 25 settembre 2014
Al Jardin du Luxembourg, oggi, tra i viali, c’erano dei cumuli di foglie secche, ammassate, fragili e croccanti. L’autunno in tutta la sua accartocciata evidenza. Mi è venuta una voglia irresistibile di saltarci dentro. Et voilà. un profumo di passito e tanti violini martoriati. E il sorriso, poi la risata fragorosa dell’infanzia.
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Paris 25 septembre 2014
Au Jardin du Luxembourg, aujourd’hui, dans les allées, il était des tas de feuilles sèches, entassées, fragiles et croquantes. C’était l’automne dans toute sa clarté recroquevillée. J’ai eu une irrésistible envie d’y sauter dedans. Ed ecco. Un parfum de vin de paille et beaucoup de violons torturés. Et le sourire, puis le rire fracassant de l’enfance.

Tu arrives, arrives
Une ligne de lumière diaphane
Et me touches
Une main, l’omoplate exposé
Tu viens et tu dissous la cire
À l’oreille aveugle
Impénétrable, j’errais, renfermée
Toute
En bave de soie
Contre, je dis, contre
Impuissante, réfractaire la langue
Au refrain qui décharne
L’aujourd’hui
Tu viens et déferles
Craquèlements incertains de fissures
Cubitus contre malléole
Cils et flagelles à explorer
La pâleur, faire affleurer
La rougeur
Enchantement
A nouveau, je suis
Sur la pierre
Émergeant à la surface
De l’horizon tendu
Apparaître, disparaître
Pétales et feuilles d’ailes déployer
Aller
Encore aller

Simona Polvani
(traduit de l’italien par Camilla Maria Cederna, Ludovico Greco et Simona Polvani)
Photo: Untitled, Stefano Frosini
Ho trovato
una scatola
C’era scritto
“Amore”
Ho guardato
dentro
Era vuota
Mi sono divertita a leggere una mia breve poesia, Le Bonheur, già pubblicata in questo blog, prima in francese e poi in italiano, e a mescolare i versi nelle due lingue, improvvisando, trascinata dai suoni che si producevano di volta in volta. Condivido volentieri con voi questa registrazione.
En français
Je me suis amusée à lire un de mes poèmes, Le Bonheur, déjà publié dans ce blog, d’abord tout entier dans sa version en français et en italien, et ensuite en mélangeant ses vers dans les deux langues, j’ai improvisé un troisième poème, emportée par les sons qui se sont dégagés. Je partage volontiers avec vous cet enregistrement.
Dedicato a /Dédié à A.