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Piccole Forme


Patrick Adams 2012

 

Agli Champs-de-Mars

Mi piace stare

Su quella panca di pietra

Mutilata

È senza metà

Come me

 

Il corvo mi parla

Dall’erba

Fuggendomi

Con gli occhi rapaci

Ma salta

E non vola


 

 

Testo: Simona Polvani, Parigi, 22 ottobre 2015

Immagine: Patrick J. Adams

 

Horizon. 2014 © Guido Mencari www.gmencari.com


 

Si schiudono i nidi

Di uccelli immaginari

Subito aprono

Le ali

Sono ora

Sopra la mia testa

Ora

Sopra l’oceano grosso

Di lacrime

Striato di scie

Di speranze tenute

Con i denti

 

Vola senza pena

Gonfio di salmastro

Tu, unica meraviglia,

Da additare per il bimbo

In traversata


 

 

Testo: Simona Polvani, Agliana, 20 settembre 2015

Immagine: Horizon. 2014 © Guido Mencari www.gmencari.com

 

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Chers tous / Cari tutti,
je parteciperai à la performance / parteciperò alla performance

PASSAGE – UNE MARCHE RALENTIE
Performance collective avec les élèves de cours de Butō de Laura Oriol.

Performeurs: Anna Gaïotti, Marlène Hélois, Aurélie Ruby, Simona Polvani, Sali El Jam, Mounia Belahcene, Rasha Zeid, Husain Alghajar, Rema Ahalnbwany, Issa Alissa

16h, samedi 31 octobre 2015

Le pont bleu, rue Riquet 18e / 19e arrondissement (celui qui traverse le chemin de fer de la Gare de l’Est), Paris

Durée : 2h environ

« Marcher lentement, simplement. Juste marcher. Réapprendre à marcher, à sentir chaque pas, son pied qui se déroule. Nous marchons pour retrouver nos appuis sur ce chemin, notre appui sur cette terre. Notre vie est un passage au travers de ce monde. Nous quittons peut-être tous un jour notre famille, notre pays, nos amours et enfin, notre corps. Où allons nous de ce pas? Comment accepter que nous sommes seulement de passage ? Comment ne pas résister au temps qui passe? Et quelle sera ma trace? La lenteur de la marche contribue à la renaissance du corps, nous revenons à notre corps qui est par habitude ignoré, abandonné. Il y a quelque chose de l’espace qui change, nous entrons dans une intemporalité. Un espace interne vient s’ouvrir, des mémoires profondes qui surgissent. Nous passons, comme nos ancêtres sont passés pour nous laisser place, comme nous laisserons place aux nouvelles générations, qui marcheront dans l’empreinte de nos mémoires ».  (Laura Oriol)

Image: Photo de la performance ‘Yield’ de Angela Newsham Redwood Vos) et Laura Oriol – Juillet 2014. Photographe: Jérôme Gaussein — a La Défense

Salve!

Mi piace iniziare il 2015 con la condivisione di un bellissimo “documento” video, l’intervista realizzata da Andrea Porcheddu a Romeo Castellucci in occasione dell’assegnazione al regista del Leone d’oro alla carriera durante la Biennale Teatro 2013.

Un pozzo di immagini, di riflessioni sul teatro e l’arte, attraverso la poesia come azione, la ricerca di bellezza, il rapporto alla parola, gli animali, lo spettatore e il palcoscenico ultimo, l’attore….

Buona visione!

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Bonjour!

J’aime beaucoup commencer le 2015 par le partage de ce très beau “document” vidéo, l’entretien réalisé par  Andrea Porcheddu avec Romeo Castellucci, à l’occasion de la remise du Leone d’Oro à la carrière au metteur en scène italien pendant la Biennale Teatro 2013.

Un puis d’images, des réflexions  autour du théâtre et de l’art, par la poésie en tant qu’action, la recherche de beauté, le rapport à la parole, les animaux, le spectateur et le dernier plateau, l’acteur..

Notte

#Slittamento 01

Tramontò il giorno

E si allargò

La quiete

Nera inchiostro

Della nostra distanza

Dai baci schiusi

Simona Polvani

[Parigi. Dalla mia finestra ad oblò, al settimo piano. 
La distesa degli Champs de Mars.
La Tour Eiffel, la punta avvolta nella nebbia.]

Le foglie degli alberi, mosse dal vento,

sono farfalle gialle

fuori stagione.

Palpito d’ali che non divorerà il cielo.

Parigi 28_10_2014

[Paris. Depuis ma fenêtre à hublot, au septième étage.
L’étendue des Champs de Mars. 
La Tour Eiffel, la pointe enveloppée pas la brume.]

Les feuilles des arbres, agitées par le vent,

sont des papillons jaunes

hors saison,

frémissement d’ailes qui ne dévorera pas le ciel.

Parigi 25 settembre 2014

Al Jardin du Luxembourg, oggi, tra i viali, c’erano dei cumuli di foglie secche, ammassate, fragili e croccanti. L’autunno in tutta la sua accartocciata evidenza. Mi è venuta una voglia irresistibile di saltarci dentro. Et voilà. un profumo di passito e tanti violini martoriati. E il sorriso, poi la risata fragorosa dell’infanzia.
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Paris 25 septembre 2014

Au Jardin du Luxembourg, aujourd’hui, dans les allées, il était des tas de feuilles sèches, entassées, fragiles et croquantes. C’était l’automne dans toute sa clarté recroquevillée. J’ai eu une irrésistible envie d’y sauter dedans. Ed ecco. Un parfum de vin de paille et beaucoup de violons torturés. Et le sourire, puis le rire fracassant de l’enfance.

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Senza Titolo, Stefano Frosini, 2013





Tu arrives,  arrives

Une ligne de lumière diaphane

Et me touches

Une main, l’omoplate exposé

Tu viens et tu dissous la cire

À l’oreille aveugle

Impénétrable, j’errais, renfermée

Toute

En bave de soie

Contre, je dis, contre

Impuissante, réfractaire la langue

Au refrain qui décharne

L’aujourd’hui

 

Tu viens et déferles

 Craquèlements incertains de fissures

Cubitus contre malléole

Cils et flagelles à explorer

La pâleur, faire affleurer

La rougeur

Enchantement

A nouveau, je suis

Sur la pierre

Émergeant à la surface

De l’horizon tendu

Apparaître, disparaître

Pétales et feuilles d’ailes déployer

Aller

Encore       aller




Senza Titolo, Stefano Frosini, 2013



 

Simona Polvani

(traduit de l’italien par Camilla Maria Cederna, Ludovico Greco et Simona Polvani)

Photo: Untitled, Stefano Frosini

Ho trovato

una scatola

C’era scritto

“Amore”

Ho guardato

dentro

Era vuota

 

Dipinto di /Picture de Amy Judd

Dipinto di /Picture de Amy Judd

Mi sono divertita a leggere una mia breve poesia, Le Bonheur, già pubblicata in questo blog, prima in francese e poi in italiano, e a mescolare i versi nelle due lingue, improvvisando, trascinata dai suoni che si producevano di volta in volta. Condivido volentieri con voi questa registrazione.

En français
Je me suis amusée à lire un de mes poèmes, Le Bonheur, déjà publié dans ce blog, d’abord tout entier dans sa version en français et en italien, et ensuite en mélangeant ses vers dans les deux langues, j’ai improvisé un troisième poème, emportée par les sons qui se sont dégagés. Je partage volontiers avec vous cet enregistrement.

Dedicato a /Dédié à A.