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Chers tous / Cari tutti,
je parteciperai à la performance / parteciperò alla performance

PASSAGE – UNE MARCHE RALENTIE
Performance collective avec les élèves de cours de Butō de Laura Oriol.

Performeurs: Anna Gaïotti, Marlène Hélois, Aurélie Ruby, Simona Polvani, Sali El Jam, Mounia Belahcene, Rasha Zeid, Husain Alghajar, Rema Ahalnbwany, Issa Alissa

16h, samedi 31 octobre 2015

Le pont bleu, rue Riquet 18e / 19e arrondissement (celui qui traverse le chemin de fer de la Gare de l’Est), Paris

Durée : 2h environ

« Marcher lentement, simplement. Juste marcher. Réapprendre à marcher, à sentir chaque pas, son pied qui se déroule. Nous marchons pour retrouver nos appuis sur ce chemin, notre appui sur cette terre. Notre vie est un passage au travers de ce monde. Nous quittons peut-être tous un jour notre famille, notre pays, nos amours et enfin, notre corps. Où allons nous de ce pas? Comment accepter que nous sommes seulement de passage ? Comment ne pas résister au temps qui passe? Et quelle sera ma trace? La lenteur de la marche contribue à la renaissance du corps, nous revenons à notre corps qui est par habitude ignoré, abandonné. Il y a quelque chose de l’espace qui change, nous entrons dans une intemporalité. Un espace interne vient s’ouvrir, des mémoires profondes qui surgissent. Nous passons, comme nos ancêtres sont passés pour nous laisser place, comme nous laisserons place aux nouvelles générations, qui marcheront dans l’empreinte de nos mémoires ».  (Laura Oriol)

Image: Photo de la performance ‘Yield’ de Angela Newsham Redwood Vos) et Laura Oriol – Juillet 2014. Photographe: Jérôme Gaussein — a La Défense

[Parigi. Dalla mia finestra ad oblò, al settimo piano. 
La distesa degli Champs de Mars.
La Tour Eiffel, la punta avvolta nella nebbia.]

Le foglie degli alberi, mosse dal vento,

sono farfalle gialle

fuori stagione.

Palpito d’ali che non divorerà il cielo.

Parigi 28_10_2014

[Paris. Depuis ma fenêtre à hublot, au septième étage.
L’étendue des Champs de Mars. 
La Tour Eiffel, la pointe enveloppée pas la brume.]

Les feuilles des arbres, agitées par le vent,

sont des papillons jaunes

hors saison,

frémissement d’ailes qui ne dévorera pas le ciel.

Parigi 25 settembre 2014

Al Jardin du Luxembourg, oggi, tra i viali, c’erano dei cumuli di foglie secche, ammassate, fragili e croccanti. L’autunno in tutta la sua accartocciata evidenza. Mi è venuta una voglia irresistibile di saltarci dentro. Et voilà. un profumo di passito e tanti violini martoriati. E il sorriso, poi la risata fragorosa dell’infanzia.
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Paris 25 septembre 2014

Au Jardin du Luxembourg, aujourd’hui, dans les allées, il était des tas de feuilles sèches, entassées, fragiles et croquantes. C’était l’automne dans toute sa clarté recroquevillée. J’ai eu une irrésistible envie d’y sauter dedans. Ed ecco. Un parfum de vin de paille et beaucoup de violons torturés. Et le sourire, puis le rire fracassant de l’enfance.

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Photo Credit Yuliya Kravchenko

Photo Credit Yuliya Kravchenko

J’ai trouvé sur mon chemin des pages. Des pages d’un roman. Des feuilles. C’étaient huit pages dactylographiées. Un extrait que l’auteur lui-même m’a offert, par hasard et, ou, par nécessité. J’étais et je suis pour lui une inconnue, nous sommes chacun pour l’autre des inconnus. Et pour cela, en ignorant tout de moi, il a choisi et composé pour moi un extrait de son nouveau roman, encore inédit.  Et il me l’a offert, car j’étais sur son chemin.

C’était en décembre, décembre dernier, mais ça aurait pu être il y a dix ans. Je les ai gardées et je m’en suis approchée doucement. Je les ai regardées, je les ai lues, enfin, pas tout d’un souffle, car je ne pouvais pas. Je les ai parcourues petit à petit, par morceaux, le long de quelques jours, entrecoupées par des absences.  Je m’en suis frotté les yeux. J’ai navigué à vue dedans, je me suis perdue par moments. J’ai touché la surface, j’ai plané au dessus. Huit pages dactylographiées, qui étaient comme des cratères de magma glacé.

Je ne peux retenir le récit, l’intrigue. Il n’y aura même pas de sens, là. Je garde pourtant les noms de trois des quatre hommes qui l’habitent, Lucio, Raymond Mayo, Joao. Joao, le disparu, l’absent.

Quand je suis arrivée au bout de ma lecture, enfin, je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire quelques lignes. Des impressions. Absolues car elles sont instinctives. Partielles, car elle ne cherchent à rendre compte de rien, à rien analyser, à rien prouver. Sauf d’elles-mêmes, de moi-même, en lien avec ces pages.
Je les dis. Je les fais devenir vague. Je les sème sur les chemins de quelqu’un d’autre.
Et, en renonçant à la restitution de l’œuvre entière – est-il possible en fait restituer en roman par une critique? – je demeure dans les fragments.

Voici mon fragment impressionné, d’une totalité, le roman, que j’ignore.

Les extraits sont à côté de moi et moi j’ai les yeux remplis de couleurs.
Au fond il y a le noir – dont je ne veux maintenant pas dire plus – sauf qu’il n’est pas toujours le même, de la même consistance – et au dessus, dans la surface, une surface pourtant ancrée, il y a les couleurs. Les blancs nuancés, du transparent du cristal au moussé de neige (j’aime le mot givre, car il glisse sur les dents en grippant et percutant – sans violence- le palais, et tourne en ronde moins que l’italien “brina”), le jaune du désert, l’orange, le rouge (moi, frappée par le corail), le mandarine, l’ambre, et le gris – je ne sais pas, mais je n’arrive pas encore à voir la couleur de l’océan, qui est là, mais il est un horizon à la fois submergé par les mirages, colorés – forcément? -, le pourpre…et le (rose du) tamaris, l’herbe brunie, le violet…

Encore, des mots géométriques, sculptés, anguleux, ou ronds comme de petites pierres, des mots tridimensionnels, à plusieurs facettes (et façades et plans), de matière colorée, et aussi de la matière colorée, des souffles en couleurs, pures, qui n’arrivent pas à faire s’effacer le noir, mais qui pourtant éclatent.
J’ai pensé alors à Mark Rothko

Mark Rothko, Ochre and red on red, 1954

Mark Rothko, Ochre and red on red, 1954

Les extraits appartiennent au roman “Le portique du front de mer” de Manuel Candré, chez Éditions Joëlle Losfeld. Parution prévue le 16 janvier. 

par SIMONA POLVANI – samedi 10 novembre 2012, 23h51

Simona Polvani, à Paris

Je suis traductrice littéraire professionnelle du français vers l’italien, dramaturge, critique de théâtre et experte en communication dans le milieu culturel (cinéma, musique, arts visuels, littérature).
J’ai aussi une maîtrise en droit (mémoire sur le thème de la justice dans l’œuvre théâtrale d’Euripide).

Je viens de m’installer à Paris pour faire un Master 2 Recherche à l’Institut d’Études Théâtrales de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

Je serais heureuse de vous faire découvrir, par des cours particuliers, individuels ou collectifs, l’Italien, ma langue maternelle, écrite et orale, et, par ce biais, vous donner la clef pour entrer au cœur de l’Italie et de son patrimoine culturel (artistes, auteurs de la littérature et de théâtre, cinéastes, la cuisine (eh oui !), villes & paysages….), en dehors de toute cliché.

Je suis aussi disponible pour vous assister dans vos recherches documentaires italiennes et pour toute rédaction, correction et traduction de vos documents professionnels.

Pour les professionnels du spectacle, je serais aussi ravie de vous guider dans l’apprentissage de la diction de mots italiens.

Pour me contacter: simona.polvani@gmail.com

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles!

Florence, photo by Simona Polvani

Florence, photo by Simona Polvani